Flore du Sahara

Voyages sahariens

Juin 2006 - Ouverture du Forum Sahara Nature

Le Forum ayant ouvert, les prochains sujets concernant des voyages en projet ou des notes de voyage seront publiés directement sur le forum.

Voyages en projet

En projet pour les vacances de février 2007, un voyage que j'intitule "Botanique et peintures au Tassili - Saison 1", un voyage de 15 jours d'exploration du Tassili N'Ajjer pour aller voir la forêt de Tarout à l'est du Tassili. Pour les peintures : Jabbaren et les sites alentours.

Avril 2006 - Grand Erg Oriental - Tunisie Amor, guide tunisien

Une courte semaine en Tunisie avec des balades entre Douiret et Chenini, vers Matmata, dans le Grand Erg Oriental et dans la région de Tamerza avec un passage par les Chotts et leur flore adaptée aux fortes concentrations en sel. Le voyage s'effectuait en famille avec des enfants, c'était mon premier voyage dans le Grand Erg Oriental.

La photo ci-contre d'Amor, notre guide a été prise dans la région de Tamerza, en bas c'est le Sahara, nous sommes dans le massif montagneux et la flore est en partie saharienne et de type présaharienne.

Scincus scincus - le poisson des sables Le voyage m'a permis de passer de la zone présaharienne au Sahara qui démarre au pied des massifs montagneux. La flore de la partie montagneuse est très riche et belle, c'est un mélange de plantes sahariennes et présahariennes. La grande majorité des plantes présahariennes se trouvent dans la Flore d'Ozenda comme Lonchophora capiomontana.

Dans le grand Erg Oriental nous avons vu des poissons des sables, il y a eu du vent de sable et un orage avec pluie, tonnerre et éclairs.

Janvier 2006 - Tassili N'Ajjer Tamrit

Deux semaines dans la région de Djanet. Je suis retournée sur le plateau six jours avec un guide, Moktar, un ânier, Baba, et quatre ânes. Mon but n'était pas d'aller voir les peintures mais la flore ! Mon guide, plus tout jeune, connaissait bien tous les oueds entre Tamrit et Sefar. Il a accompagné Henri Lothe sur le plateau, puis Théodore Monod lors de son dernier voyage au Sahara, celui-ci recherchait une plante qu'il a trouvée à Ihérir (laquelle, mystère !).

Il faisait froid à Djanet, et encore un peu plus froid sur le plateau, l'altitude y étant d'environ 1700 mètres, soit 700 mètres de plus qu'à Djanet. Il faisait moins froid tout de même qu'en décembre dans le Hoggar.

La magie du plateau ce sont les bivouacs, on s'installe comme chez soi dans les abris naturels sous roche. Une nuit, malgré le vent soufflant fort, seul un léger souffle d'air arrivait le long du rocher où j'étais installée.

Pluie à Séfar

Quelques gouttes ont commencé à tomber toute une après-midi, une nuit et une matinée. Puis c'est la pluie qui est tombée, fine. La pluie, c'est l'assurance que les gueltas vont se remplir, les plantes qui vont pousser mais aussi le risque d'inondation qui peut compromettre la descente, des cascades pouvant se mettre à dégringoler vers les oueds au pied du Tassili pour former une masse d'eau tumultueuse qui nous couperait la route jusqu'à Djanet. La pluie a duré une après-midi, une nuit et une matinée, l'eau a commençé à couler dans les oueds sur le Tassili et a formé des mares. Petits ruisseaux qui avancent, qui vont se rencontrer et unir leur force pour inonder Djanet. Puis le soleil est revenu. Le plateau n'était pas encore assez imbibé pour se mettre à couler. Le sable restera mouillé pour quelques jours. La pluie a lavé les feuilles des plantes, les parfums qui s'en dégagent sont parfois intenses.

Fourmis après la pluie

Aussitôt la faune est de sortie, un rat prend le soleil, les fourmis dont les fourmilières avaient étaient inondées font le ménage. Que deviennent les graines engrangées par les fourmis moissonneuses quand il pleut ainsi ? Se mettent-elles à germer ? Les ouvrières semblaient sortir les graines, les ailés prendre le soleil.

Par rapport à l'année dernière où j'étais venue à la même époque, avec toute la pluie tombée depuis, la végétation était beaucoup plus fleurie et plus riche. Mon guide me disait que c'est en février qu'il faut venir, que les plantes y sont en fleur. Sans doute, mais c'était déjà pas mal.

limonium bonduellei

La plante qui domine est Limonium bonduellei, l'année passée nous n'avions trouvé que quelques pieds dans un lieu abrité, là, ce sont des touffes jaunes partout. Mon guide me dit encore et encore "celle-là, elle est belle", pour que je prenne des photos, cette plante, il doit l'aimer particulièrement. Il y a aussi Zilla spinosa bien fleuri, les étoiles de Varthemia sericea un peu partout, je n'ai trouvé qu'un seul pied avec une seule et quelques autres prêtes à s'ouvrir , tous les autres pieds étaient défleuris, seules les bractées en étoile persistent longtemps sur la plante.

Je suis redescendue avec l'intention d'y remonter,peut-être aux vacances de février 2007. Le but serait d'explorer les oueds à l'est de Jabbaren où il y a une forêt de Tarout (Cupressus dupreziana), c'est ce que m'avait dit Ahmed, mon guide de l'an passé.

Sur la deuxième semaine, j'ai visité quelques jardins de Djanet histoire de voir leurs "mauvaises herbes", puis j'ai fait un petit tour dans l'erg Admer et la Tadrart. La Tadrart a reçu moins d'eau que le plateau, la végétation y est moins abondante, on y trouve tout de même nettement plus de plantes que lors de mon voyage en 2004, dont des espèces nouvelles pour moi, et toujours Zilla spinosa très fleuri

La pluie est retombée dans l'après-midi du samedi veille de mon retour, il pleuvait encore le dimanche matin, il n'y a pas eu d'inondation à Djanet, Illizi plus au nord est inondée. S'il repleut, les oueds vont couler à nouveau à Djanet.

Décembre 2005 - Hoggar

Un voyage d'une semaine dans le Hoggar : Tamanrasset - Afilal - Assekrem - Hirafok - Ideles - Tazrouk - Tahifet - Tamanrasset.

Oseilles dans le Hoggar

Il a fait froid ! Il y avait de la glace dans les bouteilles d'eau le matin et certaines plantes étaient toutes noires car elles avaient gelé. Les nomades faisaient leurs bagages pour aller vers des altitudes plus basses !

Les oseilles (rumex vesicarus) sont en fleur, par endroit ce sont des champs entiers (photo ci-contre) qui ponctuent de leur couleur rose le paysage.

J'ai pu admirer les fruits d' Anabasis articulata entourés de leurs délicates ailes membraneuses blanches ou jaunes, les petits coussins blanc argenté de Paronychia chlorothyrsa et sur le plateau de l'Assekrem les pétales violets de Senecio hoggariensis.

J'ai visité un jardin près de Tamanrasset qui a été mis en œuvre il y a juste cinq ans, un puits a été creusé pour l'arroser, les arbres fruitiers sont déja de belle taille, les "mauvaises herbes" sont bien fleuries et bien feuillées. Il suffit d'un peu d'eau pour que la nature devienne exubérante, Piste abandonnée Centaurea pungens développe de grandes feuilles, alors que 500 mètres plus haut, la plante a une autre allure avec des feuilles plus charnues.

Quand on monte à l'Assekrem, il y a sur le bord de la route des zones où la couche supérieure du sol a été enlevée pour refaire la route, on remarque que dès que la terre devient apparente les plantes s'y installent rapidement. J'ai constaté le même phénomène sur une portion de piste qui a été délaissée aux abords d'Ideles (photo ci-contre).

Mai 2005 - Tassili N'Ajjer en fleur
Le désert en fleurs Un voyage tout d'abord dans les environs de Djanet où il y a eu des innondations fin février sur Djanet et ses environs, tout cela étant très localisé. Le désert est tout vert et fleuri.

Toutes les plantes qui composent l'acheb sont sorties, c'est un ravissement total.

Chèvres broutant l'akassa Il est à noter que les plantes qui sont présentes habituellement même quand tout le reste est sec sont un peu plus vertes que d'habitude mais on ne trouve pas de jeunes plantules, comme si ces plantes n'en avaient rien à faire de l'aubaine d'une bonne pluie. J'ai ramené beaucoup de photos de nouvelles plantes qui ne sortent qu'avec les pluies, ces plantes qui se dépêchent de faire une fleur et une graine puis continuent à pousser si les conditions restent bonnes.

Gazelles Les chameaux et les chèvres sont ravis, ils se régalent avec les jeunes plants d'aghammud (Stipagrostis plumosa).

La deuxième semaine s'est déroulée au pays des gazelles dans la région de Tasset, entre Djanet et Tamanrasset. Là, il est juste tombé quelques gouttes, on retrouve la flore sèche habituelle.

Mars 2005 - Mauritanie

Cassia lanceolata Je suis partie une semaine en Mauritanie dans la vallée blanche d'El Abiod au sud d'Atar et de Tergit. Trop court voyage interrompu par une forte tourista qui m'a valu trois jours d'arrêt maladie au retour ! Maintenant remise, je ne pense bien sûr qu'à repartir.

A l'arrivée à Atar on voit de l'avion le long de la piste d'atterissage le vert et le jaune des Cassia qui sont en fleurs et les boules jaunes d'Acacia seyal, tous les environs d'Atar sont envahis par Cassia italica et par Cassia lanceolata, ces deux plantes devenant moins fréquentes dès que l'on se trouve dans les oueds.

Carabe Mauritanien Pendant toute la randonnée Acacia seyal nous charme avec le parfum de ses fleurs. Maerua crassifolia est en fleurs, Leptadenia pyrotechnica dresse vers le ciel ses grandes tiges sans feuilles.

La vallée où nous randonnons est riche en eau et en oasis, la nuit les coléoptères s'activent, j'ai rencontré mon premier carabe saharien, une longue course à la lampe de poche s'en est ensuivie, au bout de cinq minutes le carabe s'est arrêté et j'ai pu le photographier.

Tassili N'Ajjer - Janvier 2005

Chameaux portant les bagages Une randonnée chamelière de deux semaines sur le Tassili N'Ajjer organisée par l'agence Rêves et Nature de Djanet, dans le dédale des labyrinthes, les paysages variés et les centaines de grottes de peintures.

Les premières nuits étaient en dessous de zéro, puis les températures sont doucement remontées, le vent est apparu sur les derniers jours, pas suffisant pour empêcher notre avion de se poser sur l'aéroport de Djanet et nous ramener vers Paris.

Vipère à cornes Les quelques animaux rencontrés étaient transis de froid : un fouette-queue noir mort depuis quelques jours, puis un jeune couleur sable que nous avons mis au soleil, il lui a fallu une dizaine de minutes pour se réchauffer et démarrer, puis une vipère à cornes sur un rocher, était-elle en train de se réchauffer ou était-elle morte de froid ? Je n'ai pas eu l'occasion de la voir bouger car dès qu'un touareg croise une telle vipère cela en est fini pour elle, sa morsure étant mortelle.

La flore était assez sèche, les chameaux avaient du mal à trouver une herbe à leur goût et ils rêvaient de rentrer dans les jardins de Djanet où ils y sont bien nourris.

Cyprès de Duprez Sur le plateau nous avons vu la myrthe, l'olivier Laperrine, le Tahounek (Rhus tripartita) en fruits, des lauriers roses, quelques Sellouf (Periploca laevigata) et surtout le majestueux Cyprès de Duprez, arbre millénaire.

La végétation plus basse étant composée de lavandes, d'Artemisia campestris, d'Artemisia judaica, de Tebaremt (Cymbopogon schoenanthus) à l'odeur si agréble, du pois chiche sauvage (Zilla spinosa), Talkaht (Trichodesma africanum) commençait à pousser, quelques oueds accueillent Arassou, le bois de la Terre, simplement en bois à cette période (Calligonum comosum).

Gueltas de l'Erg Admer, Tasset, Ihérir - Septembre 2004

Le voyage fin septembre a permis de compléter la collection de photos d'arbres, prochainement vous trouverez Olea laperrini, Myrtus nivellei, Nerium oleander, Phoenix dactylifera, Ficus salicifolia, Balanites aegytiaca, Zizyphus lotus, Zizyphus mauritianus. De nombreux arbres étaient en fleur sur cette période.

Egalement des photos de nouvelles plantes ainsi que des compléments de photos. Toutes les mises à jour seront mentionnées.

Le nombre d'espèces sur le site avoisinera bientôt la centaine (sur un peu moins de 500 espèces au total dans le Sahara Central).

Criquets rassemblés pour passer la nuit sur un acacia Nous avons croisé l'invasion de criquets pèlerins, c'est très impressionnant, ils sont complètement innofensifs pour nous, dès que nous nous approchions pour les photographier, ils s'en allaient. J'avais vu un criquet jaune que j'avais reconnu être un mâle, et j'étais étonnée car il y avait très peu de criquets jaunes dans les vols, un pour une bonne centaine de femelles (ou même pour un millier). J'ai fait des recherches, et j'ai quelques explications.